Alors que le tandem Chef de l’Etat français et Chancelière Allemande est critiqué pour son manque de concertation dans la gestion de la crise de l’euro, Angela Merkel, à l’occasion de ses vœux, veut croire en l’avenir pour son pays et par l’Europe.
Une année écoulée marquée par le pessimisme
La chancelière a rappelé un contexte international mouvementé alors que l’Allemagne va bien, trouvant même dans la catastrophe de Fukushima de l’année écoulée un nouveau souffle pour travailler à la fin du nucléaire dans les années à venir. La chancelière n’exclue pas des moments difficiles du fait essentiellement de la crise de la dette. Mais les difficultés annoncées sont surtout liées à un collectif de mutations comme les révolutions arabes qui ont créé des bouleversements profonds, ou encore la crise économique. Une crise ayant pour caractéristique d’être commune à l’Europe et qui s’accompagnera de nouveaux revers.
Des Allemands optimistes
Pourtant la Chancelière présente son peuple comme optimiste en raison d’indicateurs rassurants pour son pays : taux de chômage « le plus bas depuis vingt ans » et une croissance de 3%. L’Allemagne pourrait même stabiliser son PIB, ce qui lui permettrait d’échapper à la récession. La Chancelière s’exprime résolument envers ses concitoyens dans une « Allemagne c’est nous » chère au poète Heinrich Heine. Dans cet objectif elle vise à renforcer la famille, la protection sociale et veut mettre en place un système financier résistant et solide.
L’Europe socle protecteur
Pour Angela Merkel, la crise existe d’abord en Europe, ce qui rendra l’année encore plus difficile, mais avec des portes de sortie dès lors que les Etat membres croient à un projet européen capable de fédérer les énergies pour maintenir « la paix, la justice, la liberté, les droits de l’homme et la démocratie ». Ainsi, selon elle, « l’Europe ressortira plus forte de la crise qu’elle n’y ait entrée ».
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