La République Démocratique du Congo, vaste chantier en construction, est un pays aux potentialités énormes et variées. Ces potentialités existent dans tous les domaines (Agriculture, Forêt, Pêche, Mines et Energies).
1. Agriculture
- Possibilités de cultures très variées car la pluviométrie est presque supérieure à 1.000 mm par an,
- 100 millions d’hectares au moins pourraient être mis en culture ;
- 4 millions d’hectares seulement, soit 2 % de la superficie du pays sont cultivés actuellement ;
- Large dépendance du pays des importations des biens alimentaires (maïs, riz, poisson, viande, pomme de terre).
2. Forêts
- Occupation d’environ 48 % des forêts denses africaines et couverture de plus de la moitié du territoire congolais ;
- Nombreuses essences forestières (709 actuellement répertoriées) dont 34 seulement soumises à l’exportation intensive et régulière.
3. Mines
- Immense richesse minérale ;
- Pays qualifié de « scandale géologique » avec cuivre, fer, étain, plomb, zinc, or, diamant, manganèse, cassitérite, uranium, germanium, niobium, cérium.
- Seuls le cuivre, le cobalt, le diamant, l’or, l’étain et la cassitérite attirent l’attention des pouvoirs publics et des privés ;
- D’autres minerais sont non encore exploités jusqu’ici.
4. Energie
- Potentiel énergétique très varié mais sous-exploité constitué spécialement des disponibilités hydrauliques importantes, des ressources en pétrole et le bois ;
- Potentiel hydroélectrique estimé à 100.000 MM dont 42 % concentré au seul site d’INGA
- D’autres sources dont le charbon, le gaz méthane, la géothermie, l’énergie solaire et l’énergie éolienne pas encore valorisées.
5. Pêche
- Vastes réseaux hydrographiques couvrant environ une superficie totale de 66.000 km2 .
- Potentialités estimées à 465.000 tonnes de poissons par an alors que la production actuelle ne représente qu’environ 44 % desdites potentialités ;
- Potentialités de lacs de l’Est pris individuellement estimées à 240.000 tonnes par an alors que l’exploitation actuelle ne représente que 17 % de ces potentialités existantes ;
- Potentialités de production, du côté maritime pris individuellement, estimées à 40.000 tonnes par an alors que la production actuelle ne tourne qu’autour de 615 tonnes
Subsidiairement aux investissements à réaliser partant des potentialités existantes, il est proposé aux investisseurs des créneaux ci-après :
1. Secteur forestier
- Production et transport des grumes ;
- Sciage, déroulage et tranchage du bois ;
- Transformation industrielle du bois ;
- Production de la pâte à papier ;
- Production et commercialisation des poteaux de support de lignes électriques ;
- Exploitation de l’hévéa ;
- Fabrication des médicaments ;
- Agro-foresterie
2. Secteur minier
- Prospection minière ;
- Recherche géologique et minière ;
- Exploitation des mines ;
- Transformation des minerais ;
- Remise en service des mines de cuivre de Tenke-Fungunume, de la Gécamines ;
- Exploitation des diamants du Kasaï, du Bandundu et de la Province Orientale ;
- Exploitation de l’or de la Province Orientale, du Kivu et du Bas-Congo ;
- Exploitation de germanium du Katanga, du wolfran, du colombo tantalite, du manganèse de Kisenge, du charbon de la Luena ;
- Exploitation du fer de Banalia et Luebo, du bauxite du Bas-Congo.
3. Secteur de l’Agriculture, élevage et pêche
- Elevage des bovins dans les Provinces Orientale, du Kivu, du Katanga et du Bas-Congo ;
- Production du lait dans les Kivu et la province Orientale ;
- Implantation des entreprises d’exploitation agricole ;
- Implantation des pêcheries industrielles le long du fleuve Congo et des lacs de l’Est.
4. Secteur de l’eau et de l’électricité
- Pompage et stockage d’eau
- Pipe-lines : RDC – Zones désertiques ; RDC – Moyen Orient
- Extension du site d’Inga ;
- Transport du courant électrique d’Inga ;
- Distribution de l’électricité
5. Secteur des infrastructures
- La réfection des principaux axes routiers nationaux ;
- L’entretien des routes de desserte agricole ;
- La construction des routes visant l’interconnexion des réseaux routiers de la sous-région Afrique Centrale, Afrique Orientale (COMESA), et Afrique Australe (SADC) ;
- Réhabilitation des réseaux ferroviaires existants ;
- Construction de tronçons de chemin de fer pour relier les principales villes du pays ;
- Réhabilitation des bacs fluviaux ;
- Travaux de dragage dans le lit du fleuve Congo
- Balisage des biefs navigables
6. Secteur industriel
- Industrie agro-alimentaire : huileries, minoteries, boulangeries, charcuteries, laiteries, conserveries, sucreries, margarineries et cosmétiques ;
- Industrie du tabac ;
- Industrie textile et du cuir ;
- Industrie du bois et du papier ;
- Industrie chimique et de fabrication de produits chimiques, de dérivés du pétrole et du charbon ;
- Industrie du latex ;
- Fabrication des matériaux de construction ;
- Cimenteries ;
- Industrie pharmaceutique ;
- Industrie métallurgique/sidérurgie.
7. Secteur de bâtiment, travaux publics et habitat
- Construction, réhabilitation et équipement des infrastructures de base (écoles, hôpitaux, immeubles d’habitation), des bâtiments administratifs et des immeubles commerciaux ;
- Réhabilitation de l’immeuble CCIC (Centre de Commerce International du Congo, avec ses 22 étages ;
- Construction de maisons à loyer réduit dans différents centres urbains (Kinshasa, Matadi, Bandundu, Kananga, Mbuji-Mayi, Mbandaka, Kisangani, Goma, Bukavu).
8. Secteur des transports et des ports
- Réhabilitation des aéroports de Ndjili, de Lubumbashi et de Kisangani ;
- Création des entreprises de transport en commun ;
- Equipement et modernisation des ports : Matadi, Kinshasa, Ilebo, Mbandaka, et Kisangani ;
- Construction d’un port en eau profonde ;
- Construction d’une ligne de chemin de fer : Matadi – Banana (Bas-Congo)
- Amélioration de la navigabilité des principaux cours d’eau par le dragage et le balisage.
9. Secteur des télécommunications
- Réhabilitation du réseau câblé OCPT ;
- Déploiement du réseau câblé de téléphone fixe sur tout le territoire national ;
- Déploiement des réseaux de téléphonie cellulaire.
10. Secteur des Hydrocarbures
- Les recherches géologiques dans la région côtière (Bas-Congo)
- La remise en état de la raffinerie de Moanda et du débarcadère
- L’exploitation du gaz méthane sur le lac Kivu ;
- La production de bitume routier au Bas-Congo ;
- La prospection dans la Cuvette du Congo qui recèle d’immenses potentialités.
11. Secteur du Tourisme
- Développement de l’Hôtellerie dans plusieurs centres urbains : Kinshasa, Lubumbashi, Mbuji-Mayi, Kananga, Tshikapa, Lac Munkamba, Matadi, Kisangani, Bukavu, Mbandaka ;
- Gestion des sites touristiques ;
- Aménagement des nouveaux sites ;
- Modernisation des parcs nationaux.